Le chemin des roses
Porcelaines, 1999, 55 x 55 x 8 cm. Destinées à l’installation Le Chemin des Roses, hommage au poète soufi Rumi.

De la soie à la céramique, en passant par l’argile et la pierre, Rachid Koraïchi puise son inspiration du patrimoine artistique et spirituel local afin de le représenter avec un regard actuel.

Originaire de Ain Beida (Hauts Plateaux), l’artiste plasticien débute son apprentissage à l’École des beaux-arts d’Alger et rejoint en 1970 l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.

Ses oeuvres empreintes de poésie se caractérisent par un recours à la symbolique des chiffres, le mariage des couleurs et des formes géométriques.

Ce travail lui vaudra la décoration du Jameel Prize en 2011 du musée Victoria & Albert, un prix dédié à l’art et au design contemporain inspiré par la tradition islamique.

« Mes prières au quotidien sont ma création graphique et esthétique.»

Le mysticisme omniprésent dans l’art de Rachid Koraïchi est intimement lié ses origines algériennes soufis, où l’esthétique et la métaphysique se rencontrent à travers des signes sacrés dans des matériaux variés.

Hommage à René Char, Michel Butor et Mohammed Dib, tapisserie tissée à Aubusson ( 28m2, en soie et en laine) Bibliothèque de Limoges, 1998
Hommage à René Char, Michel Butor et Mohammed Dib, tapisserie tissée à Aubusson ( 28m2, en soie et en laine) Bibliothèque de Limoges, 1998

Les représentations de l’artiste s’insèrent cependant profondément dans le contexte présent, avec notamment des messages politiques de libération (projet « Une nation en exil » avec les poèmes de Mahmoud Darwich) ou encore la mise en place d’une plantation de palmier-dattiers dans le Sahara algérien en vue de la création d’une zone d’art écologique et vouée à promouvoir la culture régionale.

Avec une audience internationale depuis plusieurs décennies, les sculptures, peintures ou canevas de Rachid Koraïchi ont été exposées récemment à la 6e Biennale de Marrakech de l’art contemporain, à l’Aicon galerie de New York, à la 47ème et 48ème Biennale de Venise, ou encore au British Museum.

Photos: Ferrante Ferranti

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