Abdelhalim Faïdi est l’un des architectes algériens les plus influents de sa génération. Il est à l’origine de la conception du ministère des Affaires étrangères et du nouveau souffle insufflé au Musée public national d’art moderne et contemporain d’Alger.

Issu d’une famille de juristes et d’avocats, Abdelhalim Faïdi obtient un D.E.S. en physique de l’université de Bab Ezzouar et un diplôme de l’École polytechnique d’architecture et d’urbanisme (EPAU). Il poursuit ses études à Paris en vue de l’obtention d’un diplôme en études approfondies en architecture urbaine où il remporte le Prix Tony Garnier et une médaille de l’Académie française d’architecture et d’urbanisme.

Il revient en Algérie au lendemain de la décennie noire et répond à l’appel du président Abdelaziz Bouteflika en 1999 pour « reconstruire le pays ». Il y fonde son propre cabinet d’architecture « Studio A » à Chéraga.

Son cabinet remporte en septembre 2004 le contrat pour la conception des plans du nouveau siège du ministère des Affaires étrangères (MAE). Le site du projet imprégné de la culture algérienne se situe sur le plateau des Anassers

Il me fallait créer un bâtiment suffisamment neutre et puissant pour traverser les siècles. Une oeuvre qui allait devenir une référence en matière d’édifices de souveraineté et d’architecture officielle.

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Combinant de riches influences locales traditionnelles et une modernité sobre, l’oeuvre de l’architecte urbaniste se voit attribuer le prix national d’architecture et d’urbanisme en janvier 2013.

Réhabilitation des Galeries algériennes
Le travail du cabinet de Halim Faïdi ne s’arrête pas là. En effet, ce dernier se voit confier en 2006 le projet de la réhabilitation de l’édifice néo-mauresque des Galeries algériennes où le ministère de la Culture prévoyait d’aménager le premier musée d’art moderne du pays. Inauguré en 2007 dans le cadre de l’évènement « Alger, capitale de la culture arabe », le projet mobilise près de 350 ouvriers algériens durant neuf mois de travaux.

MAMA Halim Faïdi
Photo: Iñaki do Campo Gan

L’urbanisme est au service de la société. Si la ville est malade alors la société tombe aussi malade et inversement

La particularité de l’architecte urbaniste alors vient de sa capacité à créer une jonction entre les édifices et l’humain. Chez lui, la restauration ne peut exister sans une réhabilitation et réappropriation de l’espace et du patrimoine par les individus. Le travail et la passion d’Abdelhalim Faïdi pour la ville d’Alger ont fait de lui l’un des architectes incontournables qui ont profondément marqué le pays.

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