L’Algérie commémore chaque 1er novembre le premier appel adressé par le Front de libération nationale au peuple algérien, marquant le début de la guerre d’indépendance du pays.

Chaque année, le 1er novembre est célébré par une série d’activités dans les quatre coins de l’Algérie. Le public assiste au spectacle des parades colorées qui défilent au rythme des tambours. Mais que célèbre t-on le 1er novembre?

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Le 1er novembre 1954, le premier appel adressé par le Front de libération nationale au peuple algérien est lancé. Il marque le début de la guerre d’indépendance du pays. Le journaliste Mohamed El Aïchaoui écrit la déclaration sous la dictée de Mohamed Boudiaf et de Didouche Mourad dans la Casbah d’Alger.

Tiré à des milliers d’exemplaires dans la nuit du 26 au 27 octobre sous la supervision de Ali Zamoum dans le village de Ighil Imoula (Tizi Ouzou), le texte est subséquemment distribué par Amar Ouamrane.

Marc Riboud - Célébration de l'indépendance, Alger, 2 juillet 1962
Marc Riboud – Célébration de l’indépendance, Alger, 2 juillet 1962

Devant le constat de l’échec de la lutte pacifique, le Front de libération nationale appelle alors la population à libérer le pays afin de restaurer un « État algérien souverain, démocratique et social » dans « le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions ».

Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

Extrait de la déclaration du 1er novembre 1954

Symbole de la lutte pour l’indépendance obtenue huit ans plus tard en 1962, la déclaration du 1er novembre 1954 est l’un des textes fondateurs de l’État Algérien moderne.

Photo: Marc Riboud

1 COMMENTAIRE

  1. […] Les murs représentent dès la guerre de libération nationale algérienne une tribune où des discours contradictoires se font face. En effet, devant un espace d’expression restreint, s’est contre des édifices que s’appliquent les graffiti appelant au ralliement en faveur de l’indépendance. Les graffiti permettent un accès direct et libre au public dans l’anonymat et laissent une trace indélébile dans certains cas, telle la célèbre inscription capturée par le photographe Marc Riboud : « Un seul héros, le peuple« . […]

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