De gauche à droite : Nawel Zaatout, Hanaa Zbakh, Fatima Zahra Janati Idrissi, Ibtissem Ghefrachi et Amel Benanes. Photo: Brahim Taougar.

L’Algérienne Nawel Zaatout a obtenu le Prix 2017 L’Oréal-UNESCO pour les femmes dans la science.

La 4ème édition Maghreb du programme « For Women in Science » (« pour les femmes dans la science ») de la Fondation L’Oréal et de l’UNESCO s’est achevée avec la remise de prix à cinq femmes récompensées pour l’excellence de leur recherche. L’Algérienne Nawel Zaatout a été primée aux côtés des Marocaines Fatima Zahra Janati Idriss et Hanaa Zbakh, et des Tunisiennes Ibtissem Ghefrachi et Amel Benanes.

Le programme a pour objectif, non seulement, de célébrer et d’encourager les femmes scientifiques de la région, mais aussi de susciter des vocations scientifiques chez les jeunes filles et de faire tomber les barrières qui empêchent les femmes de science de poursuivre une carrière à long terme.

Le prix a également pour but de favoriser l’accès des femmes aux postes scientifiques de haut niveau et aux postes décisionnels, et de garantir la parité dans les instances et manifestations scientifiques en terme de participation et de leadership en favorisant le mentorat et l’accès aux réseaux pour les jeunes scientifiques.

Nawel Zaatout de l’Université de Béjaïa focalise sa recherche sur l’étude des propriétés de persistance des staphylocoques responsables de la mammite bovine. Doctorante en microbiologie appliquée, elle fait à présent partie des 57 femmes honorées pour la qualité de leur travail.

The Casbah Post : Félicitations pour l’obtention du prix. Pouvez-vous brièvement présenter l’objet de votre recherche ?

Je travaille sur les propriétés de persistance des staphylocoques responsables de la mammite bovine en Algérie, c’est un thème qui étudie la relation entre l’animal mais d’un point de vie microbiologique.

The Casbah Post : Pouvez-vous nous parler de votre trajectoire personnelle et de ce qui vous a amenée à travailler sur ce sujet ?

Suite à ma réussite au concours national de doctorat à l’université de Bejaia, je voulais choisir un thème diffèrent, et profond, c’est pour cette raison que j’ai choisi de travailler sur la mammite bovine qui a des conséquences graves sur l’économie de l’Algérie, et c’est un thème qui me tient à cœur parce que j’aime les animaux et je pense qu’on manque d’études sérieuses sur les animaux en Algérie.

The Casbah Post : Quels sont vos futurs projets de recherche ?

Je suis actuellement à l’institut de Friedrich Loeffler en Allemagne pour faire des techniques de clonage et de séquençage qui entrent dans le cadre de mon projet de doctorat et après le doctorat, je compte poursuivre des recherches plus poussées dans le domaines de la microbiologie appliquée.

The Casbah Post : Avez-vous des recommandations pour l’amélioration de l’insertion des femmes dans la recherche ?

Personnellement, je pense que la femme algérienne est de plus en plus présente dans les domaines de la recherche scientifique mais si on veut construire une culture scientifique égalitaire, nous devons les encourager à montrer leurs talents et à prouver que le cerveau ainsi que les neurones n’ont pas de sexe et nous devons promouvoir l’image des sciences chez les femmes pour renforcer leurs positions dans la société algérienne.

The Casbah Post : En Algérie, la majorité des étudiants universitaires sont des femmes. Avez-vous des conseils pour les femmes qui aimeraient entreprendre une carrière scientifique ?

Mon conseil est de ne jamais abandonner vos rêves, faire une carrière scientifique est difficile mais ça vaut le coup, j’invite les jeunes chercheuses en Algérie à participer dans les prochaines éditions du programme Women for Science pour qu’elles puissent montrer au monde entier leurs capacités et leurs talents.

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